Quand on commence à s’intéresser à l’investissement, on entend souvent la même idée :
“Pour gagner de l’argent en assurance vie, il faut acheter des actions et attendre qu’elles montent.”
C’est vrai pour beaucoup d’investisseurs, mais ce n’est pas la seule façon d’investir.
Certains fonds utilisent une stratégie différente : ils cherchent à gagner non seulement quand certains actifs montent, mais aussi lorsque d’autres baissent. Cette approche s’appelle la stratégie long/short.
Stratégie Long/Short : l’arme secrète des grands fonds pour gagner même quand les marchés baissent
Mais saviez-vous qu’il existe des investisseurs qui gagnent de l’argent dans les deux cas ?
C’est une stratégie utilisée depuis des décennies par les plus grands fonds d’investissement au monde pour obtenir une PERFORMANCE ABSOLUE C’est-à-dire dans toutes les configurations de marché.
Alors c’est quoi la performance absolue ?
Les fonds en performance absolue ont un seul objectif : gagner de l’argent. Que les marchés montent, baissent ou tournent en rond. Pas question de se consoler en disant « on a moins perdu que les autres ». Soit le fonds est positif à la fin de l’année, soit ce n’est pas satisfaisant.
C’est exactement là qu’entre en scène la stratégie long/short. C’est l’outil numéro un des gérants en performance absolue pour tenir cette promesse.
Et c’est quoi la stratégie long/short ?
En 2022, quand les marchés actions mondiaux ont perdu entre 15 % et 30 %, certains fonds long/short ont affiché des performances positives. Comment ? En investissant à la fois sur la hausse de certaines entreprises et sur la baisse d’autres.
Aujourd’hui, cette stratégie est accessible aux particuliers, notamment via l’assurance-vie et les unités de compte. Voici tout ce que vous devez savoir, expliqué simplement.
Pourquoi investir dans cette stratégie ?
Imaginez deux entreprises du même secteur.
La première est solide : elle gagne de l’argent, maîtrise ses coûts, innove régulièrement et possède une clientèle fidèle : par exemple le constructeur automobile BYD
La seconde est plus fragile : ses marges baissent, sa dette augmente et son modèle économique semble moins robuste : par exemple le constructeur Peugeot/Stellantis
Un investisseur classique va simplement acheter BYD en espérant que son cours monte.
Un gérant long/short va plus loin :
il peut acheter l’entreprise qu’il juge la plus solide, tout en prenant une position à la baisse sur l’entreprise qu’il estime la plus vulnérable.
Son objectif n’est donc pas seulement d’investir sur la hausse du marché.
Il cherche aussi à profiter de l’écart entre les deux entreprises.
Si le secteur progresse, l’entreprise solide peut monter davantage que l’entreprise fragile.
Si le secteur baisse, l’entreprise solide peut mieux résister que l’entreprise fragile.
Dans les deux cas, le gérant cherche à créer de la valeur grâce à la sélection des bons et des mauvais élèves.
Dans le monde réel de la finance, cela donne ceci. Ils achètent des actions d’entreprises qu’ils pensent prometteuses (c’est le côté long). En parallèle, ils vendent à découvert des actions d’entreprises qu’ils jugent surévaluées ou mal gérées (c’est le côté short). La performance finale vient de l’écart entre les deux.
Pourquoi cette stratégie est-elle autant efficace en 2026 ?
Les marchés sont devenus d’avantages imprévisibles. Entre les tensions géopolitiques, l’inflation, les remontées de taux et l’instabilité politique, les investisseurs cherchent des solutions qui ne dépendent pas uniquement de la direction des marchés. C’est exactement ce que propose les gérants qui font le choix de la stratégie long/short.
Les acteurs de la finance mondiale utilisant des stratégies long/short représente plusieurs milliers de milliards de dollars. En France, ces stratégies sont disponibles dans vos assurances-vie, il suffit de bien choisir vos supports d’investissements.
Voici trois supports qui appliquent cette approche et qui font référence dans le secteur probablement disponible chez vos assureurs :
Pictet Atlas
Pictet est une banque privée suisse fondée en 1805. Une institution. Leur fonds Atlas applique une stratégie long/short sur les actions mondiales. Concrètement, l’équipe de gestion sélectionne les entreprises qu’elle juge solides pour les acheter, et celles qu’elle juge fragilisées pour les vendre à découvert. L’objectif est de limiter les pertes quand les marchés baissent tout en participant à la hausse quand ils montent. C’est l’un des fonds long/short les plus accessibles et les plus reconnus disponibles en assurance-vie en France.
Sycomore L/S Opportunités R
Sycomore Asset Management est une société de gestion française indépendante, réputée pour son approche responsable et rigoureuse. Leur fonds L/S Opportunités se concentre sur les actions européennes. La logique est simple : acheter les entreprises européennes bien gérées et sous-valorisées, vendre à découvert celles qui sont surévaluées ou en difficulté structurelle. Ce fonds est particulièrement apprécié pour sa gestion du risque et sa cohérence sur le long terme.
Varenne Valeur
Varenne Capital est une société de gestion française discrète mais très respectée dans le milieu. Leur approche est atypique : ils combinent dans un seul fonds des positions longues sur des entreprises qu’ils analysent en profondeur, des positions short sur des entreprises qu’ils jugent surévaluées, et même des stratégies de protection contre les crises. C’est l’un des rares fonds français à utiliser autant d’outils différents en même temps. Pour un investisseur, c’est une sorte de couteau suisse patrimonial.
Comment investir dans la stratégie long/short via une assurance-vie ?
C’est là que ça devient concret.
L’assurance-vie est le véhicule idéal pour plusieurs raisons.
- Accéder à des stratégies habituellement réservées aux investisseurs institutionnels, comme les fonds Long/Short, Market Neutral ou Absolute Return, au sein d’une enveloppe simple et connue.
- Bénéficier d’une fiscalité avantageuse, sans taxation tant qu’aucun rachat n’est effectué, permettant aux gérants de mettre en œuvre leur stratégie sans frottement fiscal immédiat.
- Diversifier son patrimoine au-delà des marchés traditionnels, grâce à des fonds dont l’objectif est de rechercher de la performance même lorsque les marchés actions évoluent peu ou baissent.
- Profiter d’une sélection rigoureuse des supports, car chaque fonds doit d’abord passer le filtre de l’assureur avant d’être référencé dans le contrat, ce qui constitue un premier niveau d’analyse et de contrôle.
- Combiner plusieurs moteurs de performance au sein d’une même enveloppe, en associant par exemple fonds euros, obligations, actions internationales et stratégies Long/Short pour construire une allocation plus robuste.
Comment investir dans une stratégie long/short ?
- Les fonds long/short sont des fonds gérés activement, qui combinent positions acheteuses et vendeuses. Ils visent une performance décorrélée des marchés. Ils sont disponibles en unités de compte dans certains contrats d’assurance-vie haut de gamme.
- Les ETF à stratégie alternative constituent une option plus récente et moins répandue en France. Certains ETF répliquent des indices de stratégies long/short. La liquidité est maximale, mais la gestion est plus mécanique et moins flexible qu’un fonds actif.
Les meilleurs fonds disponibles
Classement par performance 5 ans
|
Critère |
Jupiter Merian Global Equity Absolute Return |
Moneta Long Short |
Eleva Absolute Return Europe |
Pictet TR Atlas |
|
Société de gestion |
Jupiter Asset Management |
Moneta Asset Management |
Eleva Capital |
Pictet Asset Management |
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Type de fonds |
Long/Short Actions Monde |
Long/Short Actions Europe |
Long/Short Actions Europe |
Long/Short Actions Monde |
|
Objectif de gestion |
Performance absolue avec exposition nette variable |
Performance absolue par sélection fondamentale |
Performance absolue avec faible exposition nette |
Préservation du capital et performance absolue |
|
Univers d’investissement |
Actions internationales |
Actions européennes |
Actions européennes |
Actions internationales |
|
Style de gestion |
Long/Short discrétionnaire |
Fondamentale – biais Value |
Stock-picking fondamental |
Gestion défensive Long/Short |
|
Zone géographique |
Monde |
Europe |
Europe |
Monde |
|
Exposition nette au marché |
Variable (peut être fortement ajustée) |
Faiblement positive |
Faible |
Faible |
|
Approche d’investissement |
Sélection de titres avec positions acheteuses et vendeuses |
Recherche de sociétés sous-évaluées |
Sélection fondamentale avec contrôle strict du risque |
Recherche d’une faible volatilité et d’une faible corrélation aux marchés |
|
Profil de risque (SRRI) |
4/7 |
3/7 |
3/7 |
2/7 |
|
Performance (5 ans) |
48,69 % |
32,16 % |
24,20 % |
19,73 % |
|
Volatilité attendue |
Moyenne à élevée |
Moyenne |
Faible à moyenne |
Faible |
|
Sensibilité aux marchés actions |
Moyenne |
Moyenne |
Faible |
Très faible |
|
Diversification géographique |
Très élevée |
Moyenne |
Moyenne |
Très élevée |
|
Couverture du risque de marché |
Oui (positions short) |
Oui (positions short) |
Oui (positions short) |
Oui (positions short) |
|
Frais courants |
1,55% |
1,50 % |
2,08% |
2,30 % |
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Ce classement est fourni à titre informatif et pédagogique uniquement. Il ne constitue pas un conseil en investissement. Chaque situation patrimoniale étant différente, rapprochez-vous d’un conseiller avant toute décision.
Les avantages de la stratégie long/short
- Premier avantage : la décorrélation aux marchés. C’est l’atout numéro un. Un fonds long/short bien géré peut générer de la performance que les marchés montent ou baissent. Il ne dépend pas de la direction générale des indices.
- Deuxième avantage : la protection en cas de baisse. Grâce aux positions short, le fonds peut compenser partiellement ou totalement les pertes sur le côté acheteur quand les marchés chutent. C’est un filet de sécurité intégré.
- Troisième avantage : la diversification patrimoniale réelle. Ajouter du long/short à un portefeuille composé d’actions et d’obligations classiques réduit la volatilité globale sans nécessairement sacrifier le rendement.
- Quatrième avantage : l’accès à des gérants de talent. Les meilleurs gérants long/short sont souvent parmi les analystes les plus rigoureux du marché. Leur processus d’analyse est poussé, car ils doivent avoir raison dans les deux sens.
- Cinquième avantage : l’adaptabilité à tous les cycles économiques. Que l’économie soit en croissance, en récession, en phase d’inflation ou de déflation, le long/short dispose toujours d’outils pour naviguer.
- Sixième avantage : une gestion du risque intégrée. Le ratio entre positions longues et courtes est ajusté en permanence. C’est une gestion active du risque, pas une exposition passive aux aléas du marché.
Les risques à connaître
- Premier risque : la complexité de la gestion. Bien gérer un portefeuille long/short demande une expertise considérable. Un mauvais gérant peut perdre sur les deux jambes simultanément, à la hausse comme à la baisse.
- Deuxième risque : les frais élevés. Les fonds long/short sont souvent plus chers que les fonds traditionnels. Frais de gestion plus élevés, commissions de performance, coûts de la vente à découvert. Ces frais doivent être compensés par une performance suffisante.
- Troisième risque : la sous-performance en marché haussier fort. Quand les marchés montent fortement et de façon uniforme, les positions short peuvent peser sur la performance. Un fonds long/short ne captera jamais 100 % d’une hausse spectaculaire.
- Quatrième risque : le risque gérant. La performance dépend énormément de la qualité du gérant. La stratégie est difficile à automatiser. Une erreur d’analyse peut coûter cher, surtout si la position short s’emballe dans le mauvais sens.
- Cinquième risque : le risque de liquidité dans certaines configurations. Certains fonds peuvent suspendre les rachats en période de crise extrême. Il faut lire attentivement les prospectus avant d’investir.
Un exemple concret : BDL Remstart face à la crise de 2022
Pour comprendre ce que fait vraiment un fonds long/short en pratique, prenons l’exemple de BDL Rempart sur l’année 2022.
2022 a été une année cauchemar pour les investisseurs classiques. L’indice Euro Stoxx 50 a perdu environ 12 %. Le CAC 40 a terminé en léger recul malgré sa résistance relative. Mais surtout, la plupart des fonds actions ont souffert, avec des baisses parfois bien supérieures à ces indices.
BDL Rempart, grâce à ses positions short sur des entreprises surévaluées ou fragilisées, a pu amortir significativement l’impact de cette baisse et afficher une résistance nettement supérieure aux indices actions traditionnels.
Pourquoi cet exemple illustre bien la thématique ? Parce qu’il démontre concrètement ce que le long/short promet : ne pas être à la merci de la direction des marchés. BDL avait identifié des entreprises problématiques et s’était positionné à leur baisse. Quand ces entreprises ont effectivement chuté, le fonds a encaissé un gain sur ces positions, compensant les pertes éventuelles sur ses positions longues.
C’est exactement comme parier à la fois sur le cheval gagnant et sur le cheval perdant d’une même course. Si vous avez raison sur les deux, vous gagnez dans les deux sens.
Quelle place dans une allocation patrimoniale ?
Une stratégie long/short n’a généralement pas vocation à constituer le cœur d’un portefeuille.
Elle doit plutôt être utilisée comme un outil de diversification.
Son rôle est de compléter les actifs traditionnels — actions, obligations, immobilier, fonds en euros — en apportant une source de performance potentiellement moins dépendante de l’évolution générale des marchés.
|
Profil investisseur |
Part indicative du portefeuille |
Objectif principal |
Type de fonds à privilégier |
Point de vigilance |
|
Prudent |
5 % à 20 % |
Ajouter une source de performance différente sans trop augmenter le risque |
Fonds long/short prudents, peu dépendants des marchés |
Le capital n’est pas garanti |
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Équilibré |
10 % à 30 % |
Diversifier le portefeuille et mieux répartir les risques |
Fonds long/short diversifiés, avec une prise de risque modérée |
La performance peut varier selon les marchés |
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Dynamique |
20 % à 50 % |
Chercher un potentiel de performance plus élevé |
Fonds long/short plus offensifs ou sectoriels |
Le risque de perte et la volatilité sont plus importants |
À retenir
Dans tous les cas, la stratégie long/short doit rester une brique complémentaire dans une allocation patrimoniale.
Elle ne remplace ni les actions, ni les obligations, ni l’immobilier.
Elle vient les compléter pour diversifier les sources de performance et améliorer la construction globale du portefeuille.
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Tout investissement en unités de compte comporte un risque de perte en capital.
Faut-il investir aujourd’hui dans une stratégie long/short ?
La question mérite une réponse honnête.
Nous sommes dans un environnement de marché où plusieurs signaux contradictoires coexistent. Les valorisations boursières sur certains marchés, notamment américains, restent élevées. Les taux d’intérêt ont fortement monté puis commencent à baisser. L’incertitude géopolitique reste forte. La rotation sectorielle est permanente.
Dans ce contexte, la stratégie long/short présente plusieurs arguments solides. La dispersion entre valeurs au sein d’un même secteur est forte. Cela signifie que les écarts de performance entre bonnes et mauvaises entreprises sont importants, ce qui est le terrain de jeu idéal pour un gérant long/short. Les bons gérants peuvent trouver des opportunités des deux côtés.
En revanche, si les marchés repartent fortement à la hausse de façon uniforme, les positions short pèseront sur la performance. Un fonds long/short ne sera jamais le meilleur placement dans un marché haussier euphorique.
La conclusion est donc la suivante. Le long/short n’est pas une question de timing parfait. C’est une question d’allocation. Pour un investisseur qui veut protéger son patrimoine tout en continuant à chercher de la performance, intégrer 10 % à 20 % de long/short dans son assurance-vie est une décision qui a du sens aujourd’hui, indépendamment de ce que fera le marché demain.
FAQ
Qu’est-ce que la stratégie long/short en termes simples ?
C’est une stratégie d’investissement qui consiste à acheter les actions qu’on pense prometteuses (position longue) et à vendre à découvert les actions qu’on pense surévaluées ou en difficulté (position courte). L’objectif est de générer de la performance quel que soit le sens du marché.
Comment fonctionne la vente à découvert ?
Vendre à découvert, c’est emprunter une action, la vendre immédiatement, puis la racheter plus tard à un prix plus bas pour la rendre. Si l’action baisse comme prévu, la différence entre le prix de vente et le prix de rachat constitue un gain. Si elle monte, c’est une perte.
La stratégie long/short est-elle risquée ?
Oui, comme tout investissement. Les risques principaux sont la mauvaise sélection des valeurs, des frais élevés, et la dépendance à la qualité du gérant. En revanche, bien utilisée, elle peut réduire le risque global d’un portefeuille comparativement à un investissement 100 % actions classique.
Peut-on investir en long/short via une assurance-vie ?
Oui. De nombreux contrats d’assurance-vie haut de gamme proposent des unités de compte investies dans des fonds alternatifs UCITS utilisant des stratégies long/short. Il convient de vérifier les fonds disponibles dans votre contrat avec votre conseiller.
Quelle est la différence entre un fonds long/short et un fonds classique ?
Un hedge fund classique peut utiliser un levier très élevé, avoir des contraintes de liquidité importantes et être réservé aux investisseurs institutionnels. Un fonds long/short est plus encadré réglementairement, plus liquide et accessible aux particuliers, avec un levier limité.
Quelle est la performance attendue d’une stratégie long/short ?
Il n’y a pas de performance garantie. En général, ces fonds visent une performance annualisée comprise entre 3 % et 8 % sur le long terme, avec une volatilité inférieure aux marchés actions. Mais les performances varient énormément d’un gérant à l’autre.
Quand la stratégie long/short performe-t-elle le mieux ?
Elle performe généralement le mieux en période de volatilité, de rotation sectorielle intense ou de baisse des marchés. C’est dans les phases de stress et de dispersion entre valeurs que les gérants talentueux font la différence.
Faut-il beaucoup d’argent pour investir en long/short ?
Non. Via une assurance-vie avec des unités de compte, vous pouvez accéder à des fonds long/short dès quelques centaines d’euros de versement. C’est l’un des grands avantages de la démocratisation de ces stratégies ces dernières années.
Quelle est la différence entre market neutral et long/short ?
Un fonds market neutral est un cas particulier du long/short où l’exposition nette au marché est proche de zéro. Les positions longues et courtes s’équilibrent presque parfaitement. Un fonds long/short classique peut avoir une exposition nette plus importante, donc davantage de sensibilité à la direction du marché.
Checklist avant d’investir en long/short
Première conseil
Comprendre la stratégie du fonds. Avant d’investir, lisez le Document d’Information Clé (DIC). Comprenez si le fonds est market neutral, long biaised ou sector-specific. Chaque approche a un profil de risque différent.
Deuxième conseil
Analyser le track record du gérant. La stratégie long/short dépend énormément du talent du gérant. Regardez les performances sur minimum 5 ans, idéalement sur un cycle complet incluant une phase baissière.
Troisième conseil
Vérifier les frais. Les fonds long/short ont des frais plus élevés que les fonds classiques. Vérifiez les frais courants, la commission de performance et son mode de calcul. Des frais élevés peuvent significativement réduire la performance nette.
Quatrième conseil
S’assurer de la disponibilité dans votre contrat d’assurance-vie. Tous les contrats ne proposent pas de fonds long/short. Vérifiez avec votre assureur ou conseiller quels fonds alternatifs sont accessibles dans votre enveloppe fiscale.
Cinquième conseil
Adapter la pondération à votre profil. Ne mettez pas plus de 20 % à 25 % de votre épargne en long/short, même si vous êtes profil dynamique. Ce type de fonds est un complément, pas un cœur de portefeuille.
Sixième conseil
Anticiper l’horizon d’investissement. Même si ces fonds sont généralement liquides, prévoyez un horizon d’au minimum 3 à 5 ans pour lisser les inévitables variations de performance.
Conclusion
La stratégie long/short n’est pas une formule magique. Ce n’est pas une promesse de richesse sans risque. C’est un outil sophistiqué, entre les mains de gérants talentueux, capable de générer de la performance là où les investisseurs classiques subissent les marchés.
Dans un monde où la volatilité est devenue la norme et où les certitudes s’effacent les unes après les autres, savoir jouer sur les deux tableaux n’est plus un luxe réservé aux milliardaires. C’est une approche patrimoniale intelligente, accessible aujourd’hui via l’assurance-vie.
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