Les Français ont connu divers chocs dans leur épargne ces dernières années, avec la baisse des taux des livrets, les Français restent fidèle à leur enveloppe fiscale préférée : l’assurance vie.
En plus d’être moteur de performance, elle est fiscalement super avantageuse. Non pas pour l’abattement fiscal en cas de retrait mais pour la succession.
Et non, l’assurance vie n’est pas que pour les riches, elle est accessible à tout le monde, même Eudes le petit dernier de la famille. Alors pour démystifier ce produit, le cabinet Patriméo Gestion Privée vous invite à lire cet article afin de tout comprendre sur cette enveloppe fiscale.
Qu’est-ce qu’une assurance-vie ?
Une assurance-vie est un outil d’épargne. Plus précisément, c’est un contrat qui offre un cadre fiscal avantageux. Vous y versez de l’argent lors de l’ouverture, puis vous pouvez effectuer d’autres versements au fil du temps. Plus votre placement est conservé longtemps, plus vous pouvez bénéficier d’avantages fiscaux, notamment après 8 ans.
Qui sont les acteurs dans cette enveloppe ?
- L’assureur : chez qui vous louez votre contrat d’assurance-vie
- Le bénéficiaire : c’est la personne qui recevra le capital a votre décès
- Le gestionnaire de patrimoine : c’est l’intermédiaire entre vous et l’assureur qui vous guide pour la mise en place de votre stratégie d’investissement
L’argent versé dans une assurance vie permet d’investir dans différentes classes d’actifs. Ces supports ont chacun un niveau de risque et expositions aux marchés financiers différente.
Découvrez ci-dessous les grandes classes d’actifs habituelles :
| Support | Niveau de risque | Ce que c’est (en simple) | Potentiel de rendement | Pour quel profil ? |
|---|---|---|---|---|
| Fonds en euros | Très faible | Votre capital est garanti par l’assureur (hors cas exceptionnel de défaillance). Les intérêts versés chaque année sont définitivement acquis. | Faible (environ 2 à 4 % brut selon les contrats). | Prudent — vous souhaitez avant tout préserver votre capital. |
| Fonds monétaire | Très faible | L’argent est investi sur des placements financiers à très court terme (bons du Trésor, dépôts bancaires, etc.). La valeur varie très peu, mais le capital n’est pas garanti. | Faible (proche des taux à court terme de la BCE, après frais souvent légèrement inférieur). | Prudent — vous souhaitez placer temporairement des liquidités avec très peu de risque. |
| Fonds obligataire | Faible à modéré | Le fonds investit dans des obligations émises par des États ou des entreprises. Les revenus proviennent des intérêts versés, mais la valeur peut fluctuer selon les taux d’intérêt et la qualité des émetteurs. | Modéré (souvent 3 à 6 % sur le long terme selon le type d’obligations). | Équilibré — vous acceptez de légères variations pour espérer un meilleur rendement. |
| Fonds diversifié | Modéré | Un mélange d’actions, d’obligations et parfois d’autres actifs. Un gestionnaire ajuste la répartition selon les marchés afin de rechercher un équilibre entre risque et performance. | Variable (de prudent à dynamique selon la part d’actions). | Équilibré — vous souhaitez déléguer la gestion tout en limitant le risque. |
| Fonds actions | Élevé | Le fonds est investi principalement en actions d’entreprises françaises ou internationales. La valeur peut fortement varier à court terme, mais les actions sont historiquement les placements les plus performants sur de longues périodes. | Dynamique (historiquement environ 6 à 10 % par an sur le très long terme selon les marchés). | Dynamique — vous investissez sur au moins 8 à 10 ans et acceptez les fluctuations. |
| ETF (trackers) | Variable (faible à élevé selon l’indice suivi) | Un fonds qui réplique automatiquement un indice (CAC 40, S&P 500, MSCI World, obligations, monétaire…). Les frais sont généralement très faibles. | Identique à l’indice répliqué (hors frais). | Tous profils — le niveau de risque dépend de l’indice choisi. |
| Fonds thématiques | Élevé à très élevé | Des fonds investis dans un secteur précis (intelligence artificielle, santé, transition énergétique, semi-conducteurs, etc.). Ils offrent un potentiel élevé mais sont souvent plus volatils car moins diversifiés. | Potentiellement élevé, mais très variable selon le secteur et la période. | Dynamique — vous avez une conviction sur un secteur et acceptez un risque important. |
| Immobilier (SCPI en unités de compte) | Modéré | Vous investissez dans des parts de sociétés qui détiennent et gèrent des immeubles. Vous pouvez percevoir des revenus réguliers, mais ni le capital ni les revenus ne sont garantis. | Modéré (historiquement 4 à 6 % de taux de distribution, sans garantie). | Équilibré — vous souhaitez diversifier votre patrimoine avec de l’immobilier sans gérer directement de biens. |
Comment fonctionne un contrat ?
Le fonctionnement d’un contrat est simple :
- Le versement d’un capital à l’ouverture et possiblement des versements réguliers durant la vie du contrat
- Votre conseiller en gestion de patrimoine vous accompagne pour la Mise en place opérationnelle de votre épargne tant sur la stratégie en elle-même que la préconisation de supports l’investissements dans le cas de la gestion libre. Vous pouvez également confier le pilotage de votre épargne dans le cadre d’une gestion pilotée collective ou sur mesure.
- Le rachat total ou partiel quand vous le souhaitez
- La transmission du capital au bénéficiaire de votre choix lors de votre décès avec un énorme avantage successoral encore préservé à ce jour (cf. : Voir Article 990I et 757b du code général des impôts)
Voici l’exemple de notre cliente Pascale F
En 2018, Pascale est âgée de 50 ans et viens nous voir puisqu’elle souhaite préparer sa retraite en mettant de l’argent de côté mais Pascale est novice et craintive.
Notre cabinet lui propose un accompagnement sur mesure et lui propose d’ouvrir une assurance-vie en sélectionnant des supports qui correspondent à son profil et ses valeurs.
En 2021 après trois ans, Pascale retire 4 000€ pour s’acheter une voiture. Sur 4 000€ les intérêts représentaient 800€. Cette somme a été taxé à la flat tax par l’état. C’est ce qu’on appelle le rachat partiel.
En 2026, soit 8 ans après l’ouverture, elle décide de retirer 3 500€ de son assurance vie pour se faire des vacances à Taiwan. Ce second rachat partiel est fiscalisé n’est pas fiscalisé puisque compris dans l’abattement des 4600€ par personne.
En 2066, Pascale malheureusement nous quitte, et Gilbert son fils unique et bénéficiaire de l’assurance vie, reçoit les fonds restants sous forme de rente comme l’a décidé feu sa maman.
Pourquoi l’assurance-vie est-elle un outil patrimonial ?
Ce n’est pas pour rien que l’assurance vie est l’enveloppe fiscale préférée des Français. Il s’agit d’une enveloppe permettant de capitaliser avec des rendements supérieurs aux livrets bancaires ( Livret A, LDD, Etc…).
L’assurance vie permet de payer moins d’impôts en cas de retrait dans certaines situations. Tant que vous laissez votre argent sur le contrat, vous ne payez pas d’impôt sur les gains. Si vous retirez de l’argent, seuls les gains peuvent être imposés. Après 8 ans, la fiscalité devient souvent plus avantageuse.
Mais l’assurance-vie est surtout populaire puisque c’est un outil surpuissant dans la transmission de votre patrimoine !
Par exemple, en cas de versement avant vos 70 ans tous vos bénéficiaires pourront bénéficier d’un abattement de 152 500€ sans droits de succession, selon les règles de l’assurance vie.
Au-delà de 152 500 € par bénéficiaire, la part excédentaire est généralement taxée à 20 % jusqu’à 700 000 €, puis à 31,25 % au-delà (article 990 I du CGI). Si vous versez de l’argent après 70 ans, les règles changent. Les versements sont alors soumis aux droits de succession après un abattement global de 30 500 €, partagé entre tous les bénéficiaires.
En revanche, les gains réalisés sur ces versements restent, dans la plupart des cas, exonérés de droits de succession (article 757 B du CGI).
Les exonérations
Certaines personnes bénéficient d’une exonération totale.
C’est notamment le cas :
- du conjoint survivant ;
- du partenaire lié par un PACS.
Autrement dit, lorsqu’ils sont bénéficiaires d’une assurance-vie, ils ne paient généralement aucun droit lors du versement des capitaux.
Les cas particuliers
Chaque situation familiale est différente.
Par exemple :
- une famille recomposée ;
- un enfant en situation de handicap ;
- un concubin ;
- un neveu ou une nièce ;
- une association.
Dans ces situations, la stratégie patrimoniale peut être différente.
L’objectif n’est pas seulement de réduire la fiscalité.
Il s’agit aussi de transmettre les capitaux conformément à vos souhaits tout en évitant d’éventuels conflits entre les bénéficiaires.
C’est précisément là qu’un accompagnement par un conseiller en gestion de patrimoine prend tout son sens.
Quelques informations clés à retenir :
- Une assurance vie est un outil d’épargne avec des avantages fiscaux
- Elle permet une transmission simplifiée de fond
- Les avantages fiscaux concernent : l’abattement lors d’un retrait au-delà du 8ème anniversaire du contrat et au décès de l’assuré
- Le conjoint ou partenaire lié par un PACS est exonéré d’impôt sur la somme transmise
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