L'article en 30 secondes :

Une assurance-vie permet d’investir sur plusieurs supports (fonds en euros, obligations, actions, immobilier et produits structurés), chacun avec un niveau de risque et de rendement différent. L’article explique leurs caractéristiques et montre comment les combiner selon son horizon de placement et ses objectifs pour construire une allocation adaptée.

Une assurance-vie peut contenir plusieurs types de placements 

Imaginez votre assurance-vie comme une grande boîte. Vous pouvez y ranger plusieurs outils, chacun ayant une fonction précise. 

Certains servent à protéger votre épargne. D’autres cherchent davantage de croissance. Certains permettent encore de diversifier votre patrimoine avec de l’immobilier. 

Le choix ne devrait donc pas commencer par la question « quel fonds choisir ? », mais plutôt par : « à quoi doit servir mon argent et quand pourrais-je en avoir besoin ? » 

Le fonds en euros : la partie la plus prudente 

Le fonds en euros est souvent considéré comme la partie défensive d’une assurance-vie. 

Son principal intérêt est la garantie du capital, selon les conditions prévues par le contrat. Votre épargne est principalement investie dans des obligations et d’autres actifs considérés comme relativement prudents. 

En contrepartie, le potentiel de rendement est généralement plus limité que celui des supports investis sur les marchés actions. 

Attention toutefois à une confusion fréquente : capital garanti ne signifie pas pouvoir d’achat garanti. 

Si votre épargne progresse de 2 % alors que les prix augmentent de 3 %, votre capital a augmenté sur le papier, mais votre pouvoir d’achat a diminué. 

Le fonds en euros peut donc être utile pour conserver une partie de son épargne avec moins de fluctuations, mais il ne répond pas nécessairement à tous les objectifs patrimoniaux. 

Les fonds obligataires : un intermédiaire à connaître 

Une obligation, c’est un peu comme prêter de l’argent à une entreprise ou à un État. En échange, l’emprunteur verse généralement des intérêts et rembourse le capital selon les conditions prévues. 

Dans une assurance-vie, vous pouvez accéder à des fonds obligataires, qui regroupent de nombreuses obligations. 

Ils peuvent investir dans des dettes d’États, d’entreprises ou dans des obligations présentant davantage de risque. 

Leur intérêt est notamment de diversifier un portefeuille sans être directement exposé aux actions. 

Mais attention : contrairement au fonds en euros, le capital n’est pas garanti. 

Deux risques sont particulièrement importants. 

Le premier est le risque de taux : lorsque les taux d’intérêt évoluent, la valeur des obligations déjà détenues peut varier. 

Le second est le risque de crédit : si une entreprise rencontre des difficultés, elle peut avoir plus de mal à rembourser sa dette. 

Les fonds obligataires peuvent donc constituer une pièce intermédiaire dans une allocation, mais ils ne sont pas sans risque. 

Les fonds actions : davantage de potentiel, mais aussi davantage de variations 

Les fonds actions investissent principalement dans des entreprises. 

Au lieu d’acheter directement quelques actions, vous investissez dans un portefeuille composé de nombreuses sociétés. Cela permet de répartir davantage le risque. 

Il existe plusieurs grandes familles. 

Les fonds actions françaises se concentrent sur les entreprises françaises. Les fonds européens élargissent cette exposition à plusieurs pays du continent. 

Les fonds internationaux vont encore plus loin et peuvent investir sur plusieurs grandes régions du monde. 

Il existe également des fonds spécialisés dans un secteur ou une thématique : technologie, santé, transition énergétique, luxe, etc. 

Plus le fonds est spécialisé, plus il peut être sensible aux événements qui touchent son secteur. 

Les actions sont donc généralement destinées à un horizon de placement long. Leur valeur peut fortement monter ou baisser sur quelques mois. 

En revanche, sur une durée plus longue, elles peuvent jouer un rôle important dans la recherche de croissance du patrimoine. 

L’immobilier : investir dans la pierre autrement 

Une assurance-vie peut également donner accès à certains supports immobiliers. 

C’est notamment le cas de certaines SCPI, mais aussi d’OPCI ou de SCI immobilières selon les contrats. 

Le principe est simple : plutôt que d’acheter vous-même un appartement ou un local commercial, vous investissez indirectement dans un patrimoine immobilier. 

Les SCPI peuvent par exemple détenir des bureaux, commerces, entrepôts ou immeubles de santé. 

L’intérêt est de pouvoir diversifier son patrimoine avec de l’immobilier sans avoir à gérer directement un bien. 

Mais là encore, il n’existe pas de garantie de capital. La valeur des supports immobiliers peut évoluer à la hausse comme à la baisse. Les conditions de retrait peuvent également varier selon le support et le contrat. 

L’immobilier ne doit donc pas être considéré comme une poche automatiquement « sans risque ».

 

Les produits structurés : un fonctionnement différent 

Les produits structurés sont plus difficiles à comprendre, mais ils peuvent avoir leur place dans certaines assurances-vie. 

Ce sont des produits financiers conçus “sur mesure”, généralement en fonction d’un objectif précis de rendement et de niveau de risque. Ils peuvent être proposés dans certaines assurances-vie. 

Leur fonctionnement repose sur une formule définie à l’avance, construite à partir d’un ou plusieurs actifs sous-jacents (indice boursier, action, panier de valeurs, etc.). Un sous-jacents va être la référence par rapport à l’évolution du produit. 

Selon leur structure, ils peuvent permettre de percevoir un rendement même en cas de baisse modérée du sous-jacent, tant que celle-ci reste dans une limite prédéfinie. En contrepartie, la protection du capital peut être partielle ou totale à l’échéance, mais uniquement dans les conditions prévues au contrat. 

Un produit structuré n’est donc pas un placement « sécurisé ». C’est un placement avec des règles précises qu’il faut comprendre avant d’investir. 

Tableau récapitulatif 

Support 

Objectif principal 

Risque 

Point à surveiller 

Fonds en euros 

Préserver le capital 

Faible 

Rendement et inflation 

Fonds obligataires 

Diversifier et rechercher du rendement 

Faible à moyen 

Taux et risque de crédit 

Fonds actions 

Faire croître le capital 

Élevé 

Forte volatilité 

Fonds diversifiés 

Mélanger plusieurs actifs 

Variable 

Répartition du portefeuille 

SCPI / immobilier 

Diversifier avec la pierre 

Moyen 

Valeur et liquidité 

Produits structurés 

Rechercher un compromis entre rendement et sécurité 

Variable 

Scénarios, protection et échéance 

Les niveaux de risque sont indicatifs. Le risque réel dépend du support choisi et de ses caractéristiques. 

Comment choisir les bons supports ? 

Il n’existe pas de répartition parfaite valable pour tout le monde. 

Si vous avez besoin de votre argent dans deux ans, vous ne le placerez pas de la même manière qu’une épargne destinée à votre retraite dans quinze ans. 

Votre horizon de placement, votre besoin de disponibilité, votre capacité à supporter les baisses et votre objectif doivent être pris en compte. 

Prenons un exemple. 

Vous venez de recevoir un héritage de 100 000 €. Vous n’avez pas besoin de cette somme immédiatement. 

Plutôt que de chercher un seul support, vous pouvez réfléchir à plusieurs poches : une partie disponible et prudente, une partie destinée à plusieurs années et une autre pouvant être investie sur le long terme. 

C’est cette logique qui permet de construire une assurance-vie cohérente. 

Quels sont les principaux supports d’une assurance-vie ?

Les principaux supports sont le fonds en euros, les fonds obligataires, les fonds actions, certains supports immobiliers et, selon les contrats, les produits structurés ou les fonds diversifiés. 

Peut-on perdre de l’argent avec une assurance-vie ?

Oui. Le fonds en euros bénéficie généralement d’une garantie du capital selon les conditions du contrat, mais les autres supports peuvent subir des pertes. 

Quel support choisir pour une assurance-vie ?

Il n’existe pas de réponse universelle. Le choix dépend notamment de votre horizon de placement, de vos objectifs et de votre capacité à accepter les fluctuations. 

 

Peut-on mettre plusieurs supports dans une assurance-vie ?

Oui. C’est même l’un des intérêts de l’assurance-vie. Vous pouvez répartir votre épargne entre plusieurs supports afin de construire une allocation adaptée à votre situation. 

Conclusion  

Une assurance-vie ne doit pas être choisie uniquement pour son nom ou son rendement passé. Le véritable intérêt réside dans la diversité des supports qu’elle peut accueillir. 

Fonds en euros pour la prudence, obligations pour diversifier, actions pour le long terme, immobilier pour ajouter une autre source de diversification et produits structurés pour répondre à certains scénarios précis : chaque outil a sa fonction. 

Avant de choisir, prenez donc le temps de regarder ce que vous voulez faire de votre épargne et pendant combien de temps. 

Un support adapté à un investisseur peut être totalement inadapté à un autre. En cas de doute, un professionnel peut vous aider à construire une allocation cohérente avec votre situation patrimoniale. 

Avertissement 

Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif et pédagogique. Elles ne constituent ni un conseil en investissement, ni une recommandation personnalisée. Les caractéristiques et la fiscalité de l’assurance vie peuvent évoluer. Les unités de compte présentent un risque de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Avant toute décision, il est recommandé de solliciter un professionnel afin d’obtenir un accompagnement adapté à votre situation. 

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